mercredi 2 juin 2010

Agenda numérique - le plan d'action de la Commission dévoilé

Le 19 mai 2010, la Commission européenne a dévoilé son plan d'action relatif au développement des technologies numériques, sensé d'une part contribuer à la relance économique européenne, et d'autre part bénéficier aux citoyens et aux consommateurs (cf. communication de la Commission du 19 mai 2010 et rapport présenté le 18 mai 2010).
La nécessité d'accélérer les investissements dans le secteur a été fortement mis en évidence*.

Sept objectifs ont ainsi été retenus par cet "agenda numérique" :

1. Créer un marché unique numérique. Puisque les marchés en ligne sont encore séparés par des barrières qui gênent l’accès à des services de télécommunications, des contenus et des services numériques paneuropéens, la Commission compte ouvrir l’accès au contenu en ligne légal en simplifiant l’acquittement et la gestion des droits d’auteur et l’octroi de licences transnationales. Voir aussi, parmi les autres actions, les mesures destinées à faciliter les paiements et la facturation électroniques et à simplifier le règlement des litiges en ligne.

2. Accroître l’interopérabilité et améliorer la normalisation des produits et services pour pouvoir créer, combiner et innover.

3. Renforcer la sécurité de l’internet et la confiance des utilisateurs, notamment les réactions au niveau européen en cas d’attaque informatique, et les règles relatives à la protection des données personnelles.

4. Permettre un accès plus rapide à l’internet : améliorer l’accès des Européens à l’internet rapide et ultrarapide. L’objectif fixé, pour 2020, est l’accès à l’internet à une vitesse d’au moins 30 Mbps pour tous les Européens, avec des connexions internet de plus de 100 Mbps pour la moitié des ménages (mécanismes de rehaussement du crédit, encouragement des investissements dans les réseaux à fibre optique...)

5. Augmenter les investissements dans la recherche et le développement.

6. Améliorer les compétences numériques et l’intégration. Doter tous les Européens de compétences numériques et leur donner accès à des services en ligne (administration publique, services sociaux, apprentissage, vie politique).

7. Utiliser les TIC pour en faire bénéficier la société, par exemple pour réduire la consommation d’énergie, aider les personnes âgées, responsabiliser/informer les patients (télémédecine), améliorer l’accès des handicapés aux outils numériques, simplifier les paiements (facturation électronique).

Source: Eric van Puyvelde, Europolitique, mercredi 19 mai 2010

*
La moitié des gains de productivité réalisés dans l’UE au cours des 15 dernières années étaient dus aux technologies de l’information et des communications (TIC) et cette tendance est susceptible de se renforcer.
----

RAPPELS :

Depuis l'entrée en fonction de la Commission Barroso II, un commissaire européen est désormais spécifiquement chargé de la "stratégie numérique", en remplacement de celui qui était chargé de la "société de l'information" : il s'agit à ce jour de Neelie Kroes.

Dans une communication du 8 décembre 1999, l'UE a élaboré le plan eEurope, visant à créer une société de l'information pour tous.

Suite aux plans d'action eEurope 2002 (qui cherchait à étendre la connectivité Internet en Europe, ouvrir à la concurrence l'ensemble des réseaux de communication et stimuler l'usage d'Internet en mettant l'accent sur la formation et la protection des consommateurs) et eEurope 2005 (qui visait essentiellement à stimuler le développement de services, d'applications et de contenus, tout en accélérant le déploiement d'un accès large bande sécurisé à Internet), la Commission annonce un plan d'action i2010 le 1er juin 2005, toujours en vigueur aujourd'hui. Intitulé "Une société de l'information pour la croissance et l'emploi", ce nouveau cadre stratégique a défini de larges orientations politiques pour la société de l'information et les médias. L'une des priorités d'i2010 est d'éviter une «fracture numérique» entre les régions les plus riches et les régions les plus pauvres (souvent éloignées) de l'UE ou entre les États membres de l'UE. Il fera l'objet d'une révision avec l'Agenda numérique 2015 qui fixera les ambitions de la Commission en la matière.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire